J'aimerais prendre une assurance facultative en prêt, pour être plus précis qui couvre en cas de décès, de blessures et de perte de travail, étant donné que l'un de mes Banque semble un peu élevé, quelqu'un me recommander une compagnie d'assurances.
HI remercie
Regardez, je travaille dans la Banque et d'assurance EC là je. Sont facultatives, sont liés au montant du prêt, durée, à l'âge de l'emprunteur. Vous savez comment j'ai fait dans ma vie ? 0Non le logement. Avoir une chose pour moi d'obscène.Tout d'abord. Je vais le faire une estimation basée sur les tables. Ne sais pas si c'est plus ou moins rentable que les autres. Cependant, je vous le dis vous, la prime annuelle. Bena, tu me preproposta et je signe un questionnaire de santé les ports qui devons être complétés et signés par votre médecin. Et ici tout simple... il semble. Je souligne la compagnie d'assurance (parce que le projet de loi n'est pas directe de la Banque, mais nous à une compagnie d'assurance) commence à vous envoyer une lettre vous indiquant que vous devez faire accepter toute une série de tests [...] en cours, à vos frais. En attendant, si vous n'avez pas encore perdu patience (I vous avait déjà perdu) faire les examens et les envoyer à lui. Je vous voir point assurance un latterina où il dit que puisqu'il y a 20 ans, que vous avez eu un incarnés clou, vous acceptez d'assurance, mais pas au prix que je vous ai dit je mais à un prix qui racontent leur et qui est beaucoup plus grande que ce que je me suis dit. Trucs pour avoir honte. Gardez contio one thing. Avec cette assurance, vous ne verrez jamais un penny, mais en cas de décès de l'hypothèque éteinte. Toutefois, si les emprunteurs sont 2 (tu et son épouse, par exemple) d'assurance, comme toutes les assurances peut faire un seul des deux. Mettre le cas que votre femme ne l'assurance et vous allez mourir, l'épouse ne voit pas un sou, il continue de payer l'hypothèque et l'assurance. Pour être entièrement couverts par une assurance, vous devez faire de 2 une pour l'emprunteur. Toutefois, il verse évidemment double le prix. Pour conclure, je pointe vers moi sont énorme Craps. Si je veux une assurance-vie, accident, maladie etc. etc., je vais par un assureur et me faites ce que je veux (assurance ne sont pas mestgiere de banque, go d'un assureur qui est à son travail et a le produit et le droit de vous donner des conseils nous) ; pas d'entrée de l'hypothèque. En cas de mort ou autre événement qui pourrait garder vous de continuez à payer votre hypothèque, vos héritiers seront ont un capital et choisissez ou rembourser le prêt hypothécaire en tout ou en partie, ou conserver les pennies et continuer à payer les versements. De droite pour moi, ces banques laisser lâche....
Pourquoi ne pas essayer de voir les mails ? Je sais qu'ont les chose peu commode... ...
vous avez raison, faire du bien à conclure ce genre d'assurance, j'ai fait moi-même je ne sais pas quelle ville vêtements, j'ai tourné à un courtier. leur assurance de différentes gestistono et moi pourrions choisir ti les plus approprié et moins cher Conseil à voir dans votre ville une toute autre suis autour dans les branches de l'assurance majeur. Hello, avec simpatiailla qui a ce genre de services, vous devez vous ...
Vous avez raison, mais tout ce qui m'est arrivé de vous l'histoire : J'ai demandé une hypothèque Manager (après avoir trouver la faisabilité sur mon revenu, etc.) m'a "informé" à souscrire une assurance avec eux (bien qu'il était évident que ce n'était pas pratique) d'attacher à ma documentation pour s'assurer que ma question a été définitivement acceptée.En bref, est une taxe supplémentaire de la Banque ajoute des intérêts, mais malheureusement le couteau par la poignée ont eux !HI p., art. mon hypothèque a été acceptée (même si malheureusement cher et payer un peu d'assurance protection contre moi) salutations ...
La Banque (même si pas, vous contacterez) peut vous faire un projet de loi « mort » de grimper à un prix modeste : si vous demandez d'hypothèques 50 000 euros, oo (par exemple), pour 20 ans, la première année vous seront assurés pour un capital de 50.00 eurola dixième année est d'environ 30 000 etc.. l'échelle automatique capital avec votre hypothèque ! et, en cas de votre décès pour une raison quelconque (maladie ou blessure), l'hypothèque doit expirer !Si vous voulez une couverture complète d'assurance (indépendamment de l'hypothèque), puis faites citations différentes et faits particulièrement prudents que vous offrez des garanties et indemnités !
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dimanche 29 mai 2011
samedi 21 mai 2011
« Délai de grâce » d'assurance sans tacite reconduction
HI tous, je voudrais savoir s'il y a toujours le cd. Délai de grâce de 15 jours en cas d'expiration de l'assurance.
Précise que c'est une politique (comme celles faites par internet) sans tacite reconduction et je suis entré dans le nuva politique avec une autre société (via internet) sont un peu inquiets (parce que j'ai déjà payé le projet de loi, mais encore je n'ai pas le mandat, ni un scrip à circuler comme il l'a fait l'année dernière dans le cas de l'autre compagnie le projet de loi ne serait pas venir avant la date d'expiration de l'assurance).
Merci à ceux qui peuvent ripsondere
habituellement, je m'attends le coupon par courriel.Si votre assurance est la ligne directe... vous remarquerez que courier modifié, est également arrivé à mon mari, la came coupon après 15 jours, les années est venu après 2 jours avec le courrier prioritaire, si rpm avec le coupon imprimé risques finesmais vous couvrir assicurativaricapitolando... vous êtes couvert avec 2 sociétés jusqu'à l'expiration de 15 jours...
1) un jugement récent de la Cour de Cassation a confirmé dans les 15 jours de tolérance même dans le cas d'assurance sans tacite reconduction. 2) ce que vous voyez happening est la conséquence logique de la conclusion de l'assurance des contrats avec des entreprises en ligne ou par téléphone : si vous obtenez l'avis dans le temps, peut-être pour un tout postal ? Et si ce jour-là pour causer un grave incident ? Mais vous vous sentez vraiment comme risquant le reste de votre vie, peut-être pour quelques euros douzaines sauvés ? Me dire : il vaut ?
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Précise que c'est une politique (comme celles faites par internet) sans tacite reconduction et je suis entré dans le nuva politique avec une autre société (via internet) sont un peu inquiets (parce que j'ai déjà payé le projet de loi, mais encore je n'ai pas le mandat, ni un scrip à circuler comme il l'a fait l'année dernière dans le cas de l'autre compagnie le projet de loi ne serait pas venir avant la date d'expiration de l'assurance).
Merci à ceux qui peuvent ripsondere
habituellement, je m'attends le coupon par courriel.Si votre assurance est la ligne directe... vous remarquerez que courier modifié, est également arrivé à mon mari, la came coupon après 15 jours, les années est venu après 2 jours avec le courrier prioritaire, si rpm avec le coupon imprimé risques finesmais vous couvrir assicurativaricapitolando... vous êtes couvert avec 2 sociétés jusqu'à l'expiration de 15 jours...
1) un jugement récent de la Cour de Cassation a confirmé dans les 15 jours de tolérance même dans le cas d'assurance sans tacite reconduction. 2) ce que vous voyez happening est la conséquence logique de la conclusion de l'assurance des contrats avec des entreprises en ligne ou par téléphone : si vous obtenez l'avis dans le temps, peut-être pour un tout postal ? Et si ce jour-là pour causer un grave incident ? Mais vous vous sentez vraiment comme risquant le reste de votre vie, peut-être pour quelques euros douzaines sauvés ? Me dire : il vaut ?
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mercredi 11 mai 2011
Politique - Le doute s'installe chez les partisans de Martine Aubry
Entre Martine Aubry et DSK, la balance penche du c?té du patron du FMI.
Crédits photo : VINCENT BOISOT ; VINCENT BOISOT / RIVA PRESS/Le Figaro
Au sein du courant animé par le porte-parole, on doute maintenant de la détermination de la première secrétaire.
Le doute. Devant les silences de Martine Aubry, ses partisans s'interrogent sur sa motivation et ses chances. ?C'est dur de la soutenir alors qu'on ne sait pas si elle sera candidate?, soupire un député qui a signé l'appel des parlementaires pour appuyer l'action de la première secrétaire. ?Et si on continue à la soutenir et à gêner DSK, est-ce qu'on ne va pas avoir comme candidat celui qu'on ne veut pas???, s'interroge cet élu en visant Fran?ois Hollande. L'ancien premier secrétaire mène campagne en profitant du vide laissé par la première secrétaire et le patron du FMI. Désormais, certains se demandent même au PS qui gagnerait les primaires lors d'un face-à-face Aubry/Hollande.
?Elle a disparu??
Entre Martine Aubry et DSK, la balance penche du c?té du patron du FMI. ?On est passé d'une situation où Dominique Strauss-Kahn ne peut pas être candidat si Martine Aubry l'est à?: elle ne peut être candidate que s'il a renoncé?, s'alarme un proche de Beno?t Hamon. La gauche du parti, jusqu'à présent, a soutenu la numéro un du PS. Mais au sein du courant animé par le porte-parole, on doute maintenant de la détermination de la première secrétaire. ?Elle a disparu?, tranche un élu, dépité. Alors, on se prépare ?à toute éventualité?. C'est-à-dire à présenter une candidature de Beno?t Hamon aux primaires pour éviter le face-à-face entre DSK et Hollande, qui occupent le même créneau à la droite du parti.Personne ne sait ce que pense Aubry. Elle ne dit rien à ses proches, qui y croient encore. L'un d'eux l'assure?: ?Martine est sincère quand elle dit qu'il faut que ce soit le mieux placé qui se présente. Mais en fait, la vraie question c'est :?“Qui décide qui est le mieux placé??”? Pour les partisans de la première secrétaire, il faut bien s?r que ce soit elle, ne serait-ce qu'au regard du travail accompli au PS. ?Elle a la légitimité du parti et elle pla?t à gauche. Ce qui fait la force de sa candidature… éventuelle, c'est qu'elle a reconstruit un socle d'électorat socialiste??, plaide un aubryste.
Pour l'heure, Martine Aubry n'est que ?sur le projet?, comme elle l'a répété mercredi devant la presse. Au mois de mai, elle a prévu plusieurs déplacements pour défendre les propositions du parti. Le 10?mai, elle se rendra à Chateau-Chinon pour commémorer le 30e? anniversaire de la victoire de Fran?ois Mitterrand. Mais est-elle encore en mesure de marquer des points??
Elle a beau avoir de plus en plus envie, d'après ses proches, d'être candidate, Aubry est tenue par son accord avec Dominique Strauss-Kahn. ?Nous choisirons entre nous, et nous vous le dirons quand nous l'aurons décidé?, assure-t-elle. ?Il n'y a pas de rivalités entre eux?, promet son bras droit, Fran?ois Lamy. Les proches de Dominique Strauss-Kahn veillent aussi à ne pas la brusquer.
Mais au PS, certains voient Martine Aubry définitivement sortie du jeu?: les candidats aux primaires notamment?! Fran?ois Hollande comme Ségolène Royal considèrent comme acquis qu'elle ne sera pas candidate. Pour l'un, elle a laissé passer sa chance après le succès aux élections régionales de 2010. Pour l'autre, la première secrétaire aurait compris que le patron du FMI ne lui laisserait pas d'opportunité.
Et puis il y a la version quasi conspirationniste racontée par un opposant de la première secrétaire. ?Martine les a tous bernés. Tant qu'elle n'était pas candidate, la gauche du PS la suivait en espérant qu'elle le soit. Mais en fait, son objectif, c'était de ramener tout ce petit monde à DSK.?? C'est la version machiavélique du pacte de Marrakech, celle d'un accord conclu au congrès de Reims en 2008, respecté pendant plus de deux ans et demi et dont le dénouement approcherait.
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samedi 30 avril 2011
Nucléaire- l'OMS préconise dix à vingt ans de surveillance sanitaire au Japon
Un médecin mesure le degré d'exposition aux radiations grace à un compteur Geiger, près de Fukushima le 13 mars 2011. AFP PHOTO / YOMIURI SHIMBNUN
NUCLEAIRE - Les conséquences de la catastrophe de Fukushima pourraient imposer un suivi sanitaire des populations pendant vingt ans...
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné mercredi l'importance de créer des systèmes de surveillance sanitaire sur dix à vingt ans au Japon afin de mesurer les conséquences à long terme sur la santé de l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima. «Nous avons besoin de créer les fondements pour des études qui devraient être conduites ces dix à vingt prochaines années», a déclaré la directrice du département Santé publique et Environnement à l'OMS, Maria Neira, lors d'un point de presse.Mais elle a reconnu qu'il était «peut-être trop tôt» pour mettre en place ces systèmes de surveillance sanitaire car le pays est toujours «dans une phase très aiguë de détection» de la radioactivité. Néanmoins, «nous sommes en discussion avec le Japon», a précisé Maria Neira. La responsable de l'OMS a par ailleurs souligné que les autorités japonaises avaient déjà mis sur pied la surveillance des fonctions thyroïdiennes de plus de 940 enfants, sans déceler de risque.
«Nous devons faire des évaluations et réévaluations à chaque heure»
Mardi, le gouvernement japonais a élevé de 5 à 7, degré maximum, le niveau de gravité de l'accident de Fukushima sur l'échelle des événements nucléaires et radiologiques (Ines), le plaçant au niveau de celui de Tchernobyl. Il a aussi ajouté cinq localités au plan d'évacuation, dont certaines situées au-delà des 30 kilomètres de rayon autour de la centrale. Malgré la hausse du niveau d'alerte des autorités japonaises, les risques pour la santé «pour la zone au-delà des 40 km» ne sont pas plus «élevés aujourd'hui qu'hier», avait alors estimé l'OMS.Mercredi, Maria Neira a réitéré qu'il n'y avait «pas besoin de nouvelles mesures de santé publique», soulignant la volatilité de la situation à la centrale de Fukushima. «C'est une situation qui évolue et nous devons faire des évaluations et réévaluations presque à chaque heure car la situation n'est malheureusement pas sous contrôle et nous ne savons pas ce qui peut se passer», a-t-elle rapporté.
montre
samedi 23 avril 2011
Automobile - Tout ce qu'il faut savoir sur les batteries
Nissan Leaf.
Si vous songez à acheter une voiture électrique, il y a quelques notions à conna?tre sur le c?ur de cette nouvelle mobilité.
Les consommat eurs fran?ais vont enfin pouvoir réserver leur Nissan Leaf, élue voiture de l'année 2011, sur le site du constructeur. Le tarif a été annoncé ce week-end au salon Ever de Monaco, consacré aux énergies nouvelles. Il est fixé à 35.990 € TTC dont on pourra déduire le bonus écologique, actuellement 5000 €. Vendue avec ses batteries à bord, la Leaf pose beaucoup de questions sur l'aventure électrique. Voici les réponses à ces interrogations.
? Quel réservoir d'énergie ?
La batterie d'accumulateurs est, à la voiture électrique, ce qu'est le réservoir d'essence à la voiture thermique. à l'instar de ce dernier, dont la contenance peut varier de 35 à 70 litres selon les modèles, la capacité de la batterie va du simple au double, de 18 kWh sur la Mitsubishi i-Miev à 36 kWh sur la Mercedes Classe A E-Cell. Dans les deux cas, la taille du ?réservoir? d'énergie détermine naturellement l'autonomie du véhicule et la durée nécessaire pour faire le plein.
? Quelle batterie pour quelle voiture ?
Le lithium-ion est le plus largement utilisé actuellement. L'absence d'effet mémoire permet de la mettre en charge à tout moment. Ce qui n'était pas possible avec la batterie nickel-métal hydrure des Peugeot 106 et Citro?n Saxo. Moins chère, celle-ci reste très majoritairement utilisée pour les voitures hybrides car elle supporte bien les forts courants de charge (en décélération et au freinage) et de décharge (en accélération, lorsque le moteur électrique vient en renfort du thermique).
? Le prix au kilo
La densité massique d'énergie de la batterie lithium-ion tourne autour de 100 watts/heure par kilo, soit 250 kg d'accumulateurs pour disposer d'une capacité totale de 25 kWh. Le prix du kWh est de l'ordre de 500 €, ce qui porte par exemple à 12.000 € le prix de la batterie de 24 kWh de la Nissan Leaf (voir essai sur lefigaro.fr).
? Consommation et autonomie
Difficile de se prononcer de manière certaine sur la consommation réelle de la voiture électrique, sujette à des variations importantes liées à l'utilisation ou non des équipements électriques, en particulier du chauffage ou de la climatisation. Relevés sur le cycle officiel d'homologation, les chiffres communiqués par les constructeurs tournent autour d'une consommation de 14 kWh pour 100 km. De quoi parcourir en théorie 160 km avec une Nissan Leaf ou 255 km avec une Mercedes Classe A E-Cell.
? Usure
Comme n'importe quelle pile, la batterie d'une voiture électrique s'use aussi bien quand on s'en sert que quand on ne s'en sert pas. Dans le premier cas, l'amplitude des cycles de charge et décharge détermine son vieillissement plus ou moins rapide. Il vaut donc mieux rebrancher sa voiture dès que l'occasion se présente. Le vieillissement calendaire dépend quant à lui de la température ambiante. La durée de vie de la batterie est en particulier réduite lorsqu'elle est exposée à une chaude météo (à partir de 40° C). C'est pour cela qu'elle est refroidie en cours de fonctionnement. Les températures négatives n'ont pas d'effet sur la durée de vie mais sur les prestations, autonomie et puissance en particulier.
? Capacité totale, capacité utile
Le vieillissement de la batterie ayant pour conséquence de réduire sa capacité de stockage, la plupart des constructeurs ont choisi de n'utiliser que 80% ou 90% du plein total. La différence constitue une réserve tampon qui permet de garantir une autonomie constante.
? Durée de charge
Fonction du nombre de kWh, sur une prise fran?aise standard de 220 volts et 16 ampères fournissant une puissance de 3,5 kW, la charge complète de la VW Golf blue-e-motion (18 kWh de capacité utile) sera réalisée en six heures environ. Celle de la Nissan Leaf (24 kWh) prendra huit heures et la Mercedes (36 kWh) fera le plein en douze heures. On considère que la perte de rendement durant la charge réduit à environ 3,1 kW la puissance effectivement transmise à la batterie. En charge rapide, les Golf et Classe A totalement déchargées retrouveront 80% de leur capacité en respectivement 23 et 46 minutes sur une prise dédiée de 43 kW.
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samedi 16 avril 2011
Samia Orosemane, comédienne voilée, « normale »
Samia Orosemane m’accueille avec une attèle au genou. Elle s’est déplacé la rotule sur scène. ? Comme Molière je finirai ma vie sur scène ?, s’amuse à dire cette jeune femme de 29 ans. Petit accident lors de son dernier spectacle, qui l’a assignée à résidence pendant une semaine. Samia a grandi à Clichy-sous-Bois. Le théatre est venu à elle à 12 ans, par l’intermédiaire de sa prof de fran?ais qui avait proposé des cours de théatre les mercredis après-midi. Pas beaucoup d’activités au collège, elle décide donc de s’y inscrire.
Premier exercice : l’improvisation, au cours duquel elle arrive à verser des larmes. ? Je me suis rendu compte que j’arrivais exprimer les émotions, c’est ce qui m’a donné envie de continuer dans le théatre ?, explique-t-elle. Elle choisit un lycée de Drancy (plus de deux heures de trajets aller-retour quotidiens) pour son option théatre au bac. Elle suit des cours privés à Livry-Gargan, y rencontre celui qui deviendra son futur mari. ? Les cours privés étaient payants mais comme j’étais clychoise, on ne m’a jamais demandé de l’argent ?, raconte-t-elle.
20 ans : elle décide de traverser le périph et de passer les concours pour entrer dans l’un des conservatoires municipaux de Paris. Elle fera partie des quatre ? graines de comédien ?, sur 21 candidats qui postulaient ce jour-là, à être admise. Aujourd’hui encore, elle n’en revient pas : ? J’étais la seule Maghrébine à passer l’audition. ?
Très vite elle se dit qu’elle ne fait pas partie de ? leur monde ?. ? Les élèves comédiens étaient tous des fils à papa, ils n’avaient pas à travailler, appart payé par les parents, 2000 francs d’argent de poche. Moi, je mettais 1h30 en transport pour aller au conservatoire. Je travaillais à l’usine, j’étais toute fière d’être indépendante financièrement de mes parents. C’était deux mondes différents et j’étais fière d’avoir réussi à rentrer dans leur monde. Mon impression, toutefois, était qu’on m’avait prise au conservatoire pour faire du social. ?
A la fin de la première année, malgré son manque d’assiduité, le directeur du conservatoire municipal est séduit par la ? générosité qu’elle dégage sur scène ? et l’encourage à persévérer dans le métier. Mais elle quittera l’école à la fin de la 2e année : ? « Soit tu es plus assidue et tu travailles plus pour le théatre, soit tu travailles pour bouffer », m’ont dit les professeurs. Je n’ai pas compris leur réflexion car j’avais eu de bonnes notes de la part des professionnels du métier qui assistent aux examens de fin d’année. ?
Samia est voilée dans la vie comme sur scène. Elle a décidé de le porter après deux années passées au Conservatoire. Deux années après lesquelles elle quitte la prestigieuse école. ? Porter le voile ne doit pas t’empêcher de continuer à vivre tes passions, affirme-t-elle. Je veux être appréciée pour mes qualités morales et non pour mon para?tre. Contrairement à ce qui ce dit partout, les filles voilées ont une vie. Avec un groupe d’amies voilées, il nous est arrivé de louer des salles pour faire la fête, entre nous. Les filles voilées sont des filles normales, elles sont comme tout le monde. ?
Dans la vie, Samia est nounou. Par choix. ? Les seules personnes avec qui le contact est pur, c’est avec les gamins, je ne supportais plus l’hypocrisie et la fourberie des adultes. Je suis payée pour faire des bisous et des calins, c’est le meilleur boulot au monde. C’est le monde des Bisounours. ?
Elle n’a pas pour autant abandonné le théatre, qui est la grande passion de sa vie. Elle décide donc de monter son propre spectacle, ? Samia et les 40 comiques ?, qu’elle garantit ? sans vulgarité ?. ? Beaucoup d’amis m’avaient raconté que les spectacles qu’ils allaient voir, comme ceux du Comedy Club de Jamel Debbouze, étaient trop vulgaires et qu’ils leur étaient difficile d’y aller en famille. ? Dans son spectacle, ? pas d’insultes, de gros mots, de sexe ?. Il réunit une quinzaine de comique, Booder, Phil Darwin pour les plus connus, et Samia est la chef d’orchestre de cette troupe. Ses sketchs s’inspirent de la vie quotidienne. Et le succès est au rendez-vous.
Un spectacle ? sans vulgarité ?, quèsaco ? ? Il existe différents types d’humour, explique-t-elle. Pour certains publics, les gros mots et les blagues salaces ne font pas rire. Les références culturelles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Cet humour sans grossièreté, c’est le mien et c’est ce que recherche le public qui vient nous voir. Pour preuve, les salles sont pleines. ?
Son spectacle attire beaucoup de musulmans. ? Mon concept de spectacle peut en effet plaire à ceux de la communauté musulmane qui ne veulent pas entendre parler de sexualité quand ils sortent en soirée. Je voulais créer un lieu de divertissement. Mes spectacles ont lieu les dimanches après-midi, afin que les filles de la communauté puissent venir. A des heures qui se situent en dehors des prières, pour ne pas avoir à choisir entre divertissement et pratique de sa foi. ?
Quand on est comédienne et qu’on porte un foulard musulman, trouve-t-on facilement des salles où se produire ? ? C’est moi qui avance les fonds, dit-elle. Lorsque je vais voir les directeurs de salles de spectacle, la seule chose qu’ils regardent c’est si le spectacle va rapporter de l’argent. Ils ne prêtent pas attention à mon foulard. ?
A une ? soeur ? qui lui fait remarquer que sa fa?on de porter le foulard n’est pas la bonne –Samia porte un col roulé et un voile en turban sur les cheveux –, elle répond que ? l’essentiel ?, à savoir les cheveux, est couvert. De sa peau, elle ne montre que son visage et ses mains. Dans un sketch sur le hidjab, elle raconte avec humour comment le regard des gens sur elle a changé depuis qu’elle porte le foulard. Elle ne s’interdit rien : ? J’ai même joué dans un cabaret féminin plein de lesbiennes, car ma religion est synonyme de tolérance. ?
? Je n’en vis pas de la scène, mais je ne cours pas après l’argent. ? Elle insiste toujours auprès des directeurs de salles pour que le prix des places, à Paris, ne dépasse pas 15 euros. Un ? ancien pote ? l’a un jour arnaquée, il est parti avec la caisse. Elle lui faisait confiance. ? Mais ce n’est pas un drame. ? Samia rit de tout et surtout d’elle, de ses rondeurs de ses origines. Ce qui lui importe c’est la reconnaissance du public et non pas, dit-elle, celle du milieu artistique, qui l’a trop souvent ? dé?u ?. Après Samia est les 40 comiques, elle a très envie de créer un one woman show.
Latifa Zahi
? Samia et le 40 comiques ?, dimanche 7 mars à 16H30, Salle Chanteloup à Aulnay-sous-bois (1 avenue Nonneville). Prix : 8 euros.
montre rolex
Premier exercice : l’improvisation, au cours duquel elle arrive à verser des larmes. ? Je me suis rendu compte que j’arrivais exprimer les émotions, c’est ce qui m’a donné envie de continuer dans le théatre ?, explique-t-elle. Elle choisit un lycée de Drancy (plus de deux heures de trajets aller-retour quotidiens) pour son option théatre au bac. Elle suit des cours privés à Livry-Gargan, y rencontre celui qui deviendra son futur mari. ? Les cours privés étaient payants mais comme j’étais clychoise, on ne m’a jamais demandé de l’argent ?, raconte-t-elle.
20 ans : elle décide de traverser le périph et de passer les concours pour entrer dans l’un des conservatoires municipaux de Paris. Elle fera partie des quatre ? graines de comédien ?, sur 21 candidats qui postulaient ce jour-là, à être admise. Aujourd’hui encore, elle n’en revient pas : ? J’étais la seule Maghrébine à passer l’audition. ?
Très vite elle se dit qu’elle ne fait pas partie de ? leur monde ?. ? Les élèves comédiens étaient tous des fils à papa, ils n’avaient pas à travailler, appart payé par les parents, 2000 francs d’argent de poche. Moi, je mettais 1h30 en transport pour aller au conservatoire. Je travaillais à l’usine, j’étais toute fière d’être indépendante financièrement de mes parents. C’était deux mondes différents et j’étais fière d’avoir réussi à rentrer dans leur monde. Mon impression, toutefois, était qu’on m’avait prise au conservatoire pour faire du social. ?
A la fin de la première année, malgré son manque d’assiduité, le directeur du conservatoire municipal est séduit par la ? générosité qu’elle dégage sur scène ? et l’encourage à persévérer dans le métier. Mais elle quittera l’école à la fin de la 2e année : ? « Soit tu es plus assidue et tu travailles plus pour le théatre, soit tu travailles pour bouffer », m’ont dit les professeurs. Je n’ai pas compris leur réflexion car j’avais eu de bonnes notes de la part des professionnels du métier qui assistent aux examens de fin d’année. ?
Samia est voilée dans la vie comme sur scène. Elle a décidé de le porter après deux années passées au Conservatoire. Deux années après lesquelles elle quitte la prestigieuse école. ? Porter le voile ne doit pas t’empêcher de continuer à vivre tes passions, affirme-t-elle. Je veux être appréciée pour mes qualités morales et non pour mon para?tre. Contrairement à ce qui ce dit partout, les filles voilées ont une vie. Avec un groupe d’amies voilées, il nous est arrivé de louer des salles pour faire la fête, entre nous. Les filles voilées sont des filles normales, elles sont comme tout le monde. ?
Dans la vie, Samia est nounou. Par choix. ? Les seules personnes avec qui le contact est pur, c’est avec les gamins, je ne supportais plus l’hypocrisie et la fourberie des adultes. Je suis payée pour faire des bisous et des calins, c’est le meilleur boulot au monde. C’est le monde des Bisounours. ?
Elle n’a pas pour autant abandonné le théatre, qui est la grande passion de sa vie. Elle décide donc de monter son propre spectacle, ? Samia et les 40 comiques ?, qu’elle garantit ? sans vulgarité ?. ? Beaucoup d’amis m’avaient raconté que les spectacles qu’ils allaient voir, comme ceux du Comedy Club de Jamel Debbouze, étaient trop vulgaires et qu’ils leur étaient difficile d’y aller en famille. ? Dans son spectacle, ? pas d’insultes, de gros mots, de sexe ?. Il réunit une quinzaine de comique, Booder, Phil Darwin pour les plus connus, et Samia est la chef d’orchestre de cette troupe. Ses sketchs s’inspirent de la vie quotidienne. Et le succès est au rendez-vous.
Un spectacle ? sans vulgarité ?, quèsaco ? ? Il existe différents types d’humour, explique-t-elle. Pour certains publics, les gros mots et les blagues salaces ne font pas rire. Les références culturelles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Cet humour sans grossièreté, c’est le mien et c’est ce que recherche le public qui vient nous voir. Pour preuve, les salles sont pleines. ?
Son spectacle attire beaucoup de musulmans. ? Mon concept de spectacle peut en effet plaire à ceux de la communauté musulmane qui ne veulent pas entendre parler de sexualité quand ils sortent en soirée. Je voulais créer un lieu de divertissement. Mes spectacles ont lieu les dimanches après-midi, afin que les filles de la communauté puissent venir. A des heures qui se situent en dehors des prières, pour ne pas avoir à choisir entre divertissement et pratique de sa foi. ?
Quand on est comédienne et qu’on porte un foulard musulman, trouve-t-on facilement des salles où se produire ? ? C’est moi qui avance les fonds, dit-elle. Lorsque je vais voir les directeurs de salles de spectacle, la seule chose qu’ils regardent c’est si le spectacle va rapporter de l’argent. Ils ne prêtent pas attention à mon foulard. ?
A une ? soeur ? qui lui fait remarquer que sa fa?on de porter le foulard n’est pas la bonne –Samia porte un col roulé et un voile en turban sur les cheveux –, elle répond que ? l’essentiel ?, à savoir les cheveux, est couvert. De sa peau, elle ne montre que son visage et ses mains. Dans un sketch sur le hidjab, elle raconte avec humour comment le regard des gens sur elle a changé depuis qu’elle porte le foulard. Elle ne s’interdit rien : ? J’ai même joué dans un cabaret féminin plein de lesbiennes, car ma religion est synonyme de tolérance. ?
? Je n’en vis pas de la scène, mais je ne cours pas après l’argent. ? Elle insiste toujours auprès des directeurs de salles pour que le prix des places, à Paris, ne dépasse pas 15 euros. Un ? ancien pote ? l’a un jour arnaquée, il est parti avec la caisse. Elle lui faisait confiance. ? Mais ce n’est pas un drame. ? Samia rit de tout et surtout d’elle, de ses rondeurs de ses origines. Ce qui lui importe c’est la reconnaissance du public et non pas, dit-elle, celle du milieu artistique, qui l’a trop souvent ? dé?u ?. Après Samia est les 40 comiques, elle a très envie de créer un one woman show.
Latifa Zahi
? Samia et le 40 comiques ?, dimanche 7 mars à 16H30, Salle Chanteloup à Aulnay-sous-bois (1 avenue Nonneville). Prix : 8 euros.
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dimanche 10 avril 2011
Le rap n’est ni le déshonneur ni l’avenir du ghetto
Un soir, durant une de mes tournées de livraison (marchandise honorable, soyez rassurés) dans le 95, entre Beauchamp et Enghien-les-Bains, agacé par ce silence de mort et la solitude, j’allume la radio. Je dirige la fréquence du bout du doigt et me retrouve sur une station musicale pour jeunes, plus précisément pour ados. Et là ! Et là ! Et là ! Je tombe sur une Chose ! Selon mes critères, je définirais cette Chose comme… un navet. Un morceau de musique rap complètement déplumé de toute profondeur aussi bien dans l’instrumental que dans les textes. ?a parle de ? dernier parfum à la mode ?, des ? dernières Gucci ?, de ? pain de mie ?. Bref, ayant quand même un certain respect pour le travail qu’ont fait ces bons hommes dans le passé, je ne révélerai pas leur identité.
Ah ! Le passé du rap, justement. Beaucoup le regardent avec des yeux humides et nostalgiques. Time Bomb, La Cliqua, 45 scientific… A ce sujet, si vous pensez que le propos de ce papier est de dire ? le rap c’était mieux avant ?, je vous préviens que vous faites fausse route. Peut-être le premier paragraphe vous aura-t-il induit en erreur : toutes mes excuses, ce n’étaient que des mesures d’échauffement pour mon poignet, test micro ! Check ! Ok, c’est parti !
En se promenant sur les forums hip hop des sites spécialisés, on tombe fréquemment sur les mêmes critiques à l’envers de la tournure qu’a connue le rap : ? C’est que du bizness ?, ? c’est commercial ?, ? ils se prennent pour des gangsta, mais c’est que des bouffons ?… Ces critiques sont empreintes d’une dose de na?veté inquiétante. Nan mais franchement, faut se réveiller ! Où se trouvent la plupart des rappeurs ? bankable ? ? Dans des grosses maisons de disques, des ? majors ? comme on dit. Peu importe le type de contrat qui lie ces rappeurs (en licence ou autre), ils se trouvent dans un système qui va au-delà du rap, c’est le monde des ? billets violets ? et autres ? easy money ?. Donc forcément ils doivent adapter leur approche de manière commerciale (ce mot en fait fuir beaucoup).
La stratégie a bien été résumée par Joey Starr dans une interview où il expliquait qu’il fallait faire un morceau ? commercial ?, léger, pour attirer l’attention des gens vers leurs albums, où ils trouveront là des morceaux plus ? digestes ?. Et ils sont nombreux à le faire, si ce n’est tous.
Toutefois, on retrouve assez fréquemment des trajectoires échappant à cette logique que certains définissent comme ? capi-capi-capi-capitaliste, égo?ste et narcissique ?. Les années 1999 et 2000 seront marquées par le premier véritable gros coup commercial du rap en structure indépendante, avec la sortie d’un album considéré comme le meilleur album du rap fran?ais encore aujourd’hui. Il s’agit de ? Mauvais ?il ? du groupe Lunatic.
Des textes conscients, sombres, durs et crus qui leur ont fermé la porte des majors et des radios mais pas celle du succès. Au total, plus de 120 000 exemplaires vendus, grace notamment à la structure indépendante qu’ils ont mise sur pied à l’époque et qui n’existe plus maintenant : le label 45 scientific.
Plus récemment et toujours dans la rubrique des rois de la débrouille, on retrouve un autre rappeur qui a surpris les charts en France, c’est LIM (à noter : ancien membre du 45 scientific) qui en 2007 au sein de sa propre structure Tousillicites production et avec l’album ? Délinquant ? est arrivé premier au top album et aujourd’hui est disque d’or à son tour. Ses textes sont également très crus et lui ont valu une diffusion très limitée sur les ondes. Voici pour cette liste non exhaustive de ces ? HLM résidents ?, qui à la base ne sont que de simples passionnés et sont parvenus à déjouer tout un système. Passionnés par un art qui leur a ouvert une tribune leur permettant d’exprimer leur quotidien et par-là même, d’en vivre pour certains.
Petit malaise, quand même, tout petit malaise. Malgré le caractère assez exceptionnel de ces trajectoires, il est ? surprenant ? de constater la manière dont les médias (quotidiens, hebdos, télé, radios) font la sourde oreille au sujet de ces rappeurs, issus des quartiers populaires, avec tout le lot de difficultés sociales (ils ne sont pas ? fils de ?, leur environnement n’est pas forcément propice à l’éclosion d’une carrière) et économiques que cela comporte. Il faut attendre 3 heures du matin pour voir les clips rap ou payer le cable pour avoir accès aux chaines spécialisées.
Au début des années 90 il y avait Rapline sur M6. A cette époque, le rap prenait doucement son envol. Pourquoi, au moment où ce genre musical rapporte de l’argent (beaucoup d’argent) et est écouté par une frange importante de la population, n’a-t-il aucune visibilité sur les plateaux télé ? Le service public n’ouvre pas ses portes à ces artistes qui représentent un auditoire qui paye la redevance. Au final, nous retrouvons aux c?tés de Michel Drucker toujours les mêmes (en général ses potes) Johnny Halliday, Michelle Torr, Sheila… Des chanteurs quadruplement liftés qui pour la plupart nous ressortent leur morceaux d’il y a 20 voire 40 ans. Si bien que la télé fran?aise le samedi soir dégage une vieille odeur de cuir craquelé. Franchement, entre nous, qui regarde ces émissions ?
C’est une limite que le rap n’a pas réussi à dépasser, et malgré ses nombreux coups d’éclat, il semble que le microcosme de l’exception culturelle à la fran?aise ne veuille pas s’ouvrir à d’autres horizons et à d’autres codes. Comble de cette méconnaissance, le soir où Kery James a interprété ? A l’ombre du show bizness ?, son morceau avec Charles Aznavour sur le plateau de l’incontournable et indécrottable Michel Drucker. A la fin de sa prestation, M. Drucker s’approche du rappeur et lui dit : ? Merci d’avoir fait tes grands débuts avec Charles ?… ? T’es fooouuuuu toi ? aurait pu lui répondre Kery James qui a sorti son premier album à l’age de 14 ans. Cela fait plus de 10 ans qu’il rappe, qu’il remplit des salles, qu’il traverse la France, qu’il vend des disques ; de quels ? grands débuts ? M. Drucker parle-t-il ? Des débuts aux c?tés du grand Charles, peut-être…
Quelle le?on tirer de tout cela ? Au-delà même du cadre musical du rap, la réussite de ces artistes doit être une source d’espoir, dans le sens où elle donne le go?t de l’effort à nos concitoyens des ghettos. Par exemple, on peut ne pas apprécier les textes et la démarche artistique de certains, mais retirer du positif de leur réussite. Le Ghetto Fabulous Gang ou LIM sont un bon exemple, qu’on prenne leur démarche musicale avec du recul ou non. A force de travail et de foi en eux-mêmes, ils ont réussi à faire leur place. Même si dans leurs propos il y a beaucoup de déchets, il reste indéniable que derrière, il y a eu un travail de terrain qui a payé.
Mais maintenant, pour aller au fond des choses, croire qu’une musique va changer positivement nos quartiers relève de la folie. Ce n’est pas en criant sur scène ? Lève ton point en l’air yyyeeeaaaaahhhhhh !!! ? que la discrimination qui fait tant de mal aux quartiers populaires dispara?tra. Tout comme ce n’est pas en chantant un hymne aux banlieusards que l’on va faire d’eux des ingénieurs ou des PDG !
Jusqu’à preuve du contraire les principales inégalités et injustices se sont dissipées via le politique ou des actions concrètes. Rosa Park ne s’est pas mise à gesticuler et à se dandiner dans le bus pour obtenir le droit de s’installer où bon lui semblait. Malcolm X lorsqu’il prenait la parole, ne s’est pas mis à chantonner le chant des esclaves. TOI, qui es à fond dedans, arrête de croire que le rap va changer les choses, cela reste un art et de la musique. Lorsque Rohff vend 300 000 albums, tout part dans sa poche. Tu as beau crier comme un dingue durant ses concerts ou en écoutant son CD dans ta Fiat Panda, mon frère, quand tu passeras le palier de ton appartement ou de ta maison, tu seras toujours ch?meur, dans la galère et incompris.
Lorsqu’il y eut les émeutes revendicatrices de 2005, on a vu Joey Starr venir nous apprendre à aller voter. C’était mignon. Mais je me souviens qu’avant que ?a pète, il était surtout visible au c?té de la Jet Set et n’en avait que faire des quartiers populaires. Cela me fait penser à ces artistes de la variet’ qui vivent 364…bon, allez, on va dire 360 jours, 360 jours sans se préoccuper des SDF et des pauvres et qui viennent chanter un soir pour récolter des fonds.
Non et non ! Le changement viendra de la capacité des lascars à se rassembler dans le cadre d’un projet commun, fait de politique et de respect. Alors, au lieu de brasser du vent au-dessus de ton cuir chevelu avec tes mains, baissent les et fais-en quelque chose de concret… Check !
rolex
Ah ! Le passé du rap, justement. Beaucoup le regardent avec des yeux humides et nostalgiques. Time Bomb, La Cliqua, 45 scientific… A ce sujet, si vous pensez que le propos de ce papier est de dire ? le rap c’était mieux avant ?, je vous préviens que vous faites fausse route. Peut-être le premier paragraphe vous aura-t-il induit en erreur : toutes mes excuses, ce n’étaient que des mesures d’échauffement pour mon poignet, test micro ! Check ! Ok, c’est parti !
En se promenant sur les forums hip hop des sites spécialisés, on tombe fréquemment sur les mêmes critiques à l’envers de la tournure qu’a connue le rap : ? C’est que du bizness ?, ? c’est commercial ?, ? ils se prennent pour des gangsta, mais c’est que des bouffons ?… Ces critiques sont empreintes d’une dose de na?veté inquiétante. Nan mais franchement, faut se réveiller ! Où se trouvent la plupart des rappeurs ? bankable ? ? Dans des grosses maisons de disques, des ? majors ? comme on dit. Peu importe le type de contrat qui lie ces rappeurs (en licence ou autre), ils se trouvent dans un système qui va au-delà du rap, c’est le monde des ? billets violets ? et autres ? easy money ?. Donc forcément ils doivent adapter leur approche de manière commerciale (ce mot en fait fuir beaucoup).
La stratégie a bien été résumée par Joey Starr dans une interview où il expliquait qu’il fallait faire un morceau ? commercial ?, léger, pour attirer l’attention des gens vers leurs albums, où ils trouveront là des morceaux plus ? digestes ?. Et ils sont nombreux à le faire, si ce n’est tous.
Toutefois, on retrouve assez fréquemment des trajectoires échappant à cette logique que certains définissent comme ? capi-capi-capi-capitaliste, égo?ste et narcissique ?. Les années 1999 et 2000 seront marquées par le premier véritable gros coup commercial du rap en structure indépendante, avec la sortie d’un album considéré comme le meilleur album du rap fran?ais encore aujourd’hui. Il s’agit de ? Mauvais ?il ? du groupe Lunatic.
Des textes conscients, sombres, durs et crus qui leur ont fermé la porte des majors et des radios mais pas celle du succès. Au total, plus de 120 000 exemplaires vendus, grace notamment à la structure indépendante qu’ils ont mise sur pied à l’époque et qui n’existe plus maintenant : le label 45 scientific.
Plus récemment et toujours dans la rubrique des rois de la débrouille, on retrouve un autre rappeur qui a surpris les charts en France, c’est LIM (à noter : ancien membre du 45 scientific) qui en 2007 au sein de sa propre structure Tousillicites production et avec l’album ? Délinquant ? est arrivé premier au top album et aujourd’hui est disque d’or à son tour. Ses textes sont également très crus et lui ont valu une diffusion très limitée sur les ondes. Voici pour cette liste non exhaustive de ces ? HLM résidents ?, qui à la base ne sont que de simples passionnés et sont parvenus à déjouer tout un système. Passionnés par un art qui leur a ouvert une tribune leur permettant d’exprimer leur quotidien et par-là même, d’en vivre pour certains.
Petit malaise, quand même, tout petit malaise. Malgré le caractère assez exceptionnel de ces trajectoires, il est ? surprenant ? de constater la manière dont les médias (quotidiens, hebdos, télé, radios) font la sourde oreille au sujet de ces rappeurs, issus des quartiers populaires, avec tout le lot de difficultés sociales (ils ne sont pas ? fils de ?, leur environnement n’est pas forcément propice à l’éclosion d’une carrière) et économiques que cela comporte. Il faut attendre 3 heures du matin pour voir les clips rap ou payer le cable pour avoir accès aux chaines spécialisées.
Au début des années 90 il y avait Rapline sur M6. A cette époque, le rap prenait doucement son envol. Pourquoi, au moment où ce genre musical rapporte de l’argent (beaucoup d’argent) et est écouté par une frange importante de la population, n’a-t-il aucune visibilité sur les plateaux télé ? Le service public n’ouvre pas ses portes à ces artistes qui représentent un auditoire qui paye la redevance. Au final, nous retrouvons aux c?tés de Michel Drucker toujours les mêmes (en général ses potes) Johnny Halliday, Michelle Torr, Sheila… Des chanteurs quadruplement liftés qui pour la plupart nous ressortent leur morceaux d’il y a 20 voire 40 ans. Si bien que la télé fran?aise le samedi soir dégage une vieille odeur de cuir craquelé. Franchement, entre nous, qui regarde ces émissions ?
C’est une limite que le rap n’a pas réussi à dépasser, et malgré ses nombreux coups d’éclat, il semble que le microcosme de l’exception culturelle à la fran?aise ne veuille pas s’ouvrir à d’autres horizons et à d’autres codes. Comble de cette méconnaissance, le soir où Kery James a interprété ? A l’ombre du show bizness ?, son morceau avec Charles Aznavour sur le plateau de l’incontournable et indécrottable Michel Drucker. A la fin de sa prestation, M. Drucker s’approche du rappeur et lui dit : ? Merci d’avoir fait tes grands débuts avec Charles ?… ? T’es fooouuuuu toi ? aurait pu lui répondre Kery James qui a sorti son premier album à l’age de 14 ans. Cela fait plus de 10 ans qu’il rappe, qu’il remplit des salles, qu’il traverse la France, qu’il vend des disques ; de quels ? grands débuts ? M. Drucker parle-t-il ? Des débuts aux c?tés du grand Charles, peut-être…
Quelle le?on tirer de tout cela ? Au-delà même du cadre musical du rap, la réussite de ces artistes doit être une source d’espoir, dans le sens où elle donne le go?t de l’effort à nos concitoyens des ghettos. Par exemple, on peut ne pas apprécier les textes et la démarche artistique de certains, mais retirer du positif de leur réussite. Le Ghetto Fabulous Gang ou LIM sont un bon exemple, qu’on prenne leur démarche musicale avec du recul ou non. A force de travail et de foi en eux-mêmes, ils ont réussi à faire leur place. Même si dans leurs propos il y a beaucoup de déchets, il reste indéniable que derrière, il y a eu un travail de terrain qui a payé.
Mais maintenant, pour aller au fond des choses, croire qu’une musique va changer positivement nos quartiers relève de la folie. Ce n’est pas en criant sur scène ? Lève ton point en l’air yyyeeeaaaaahhhhhh !!! ? que la discrimination qui fait tant de mal aux quartiers populaires dispara?tra. Tout comme ce n’est pas en chantant un hymne aux banlieusards que l’on va faire d’eux des ingénieurs ou des PDG !
Jusqu’à preuve du contraire les principales inégalités et injustices se sont dissipées via le politique ou des actions concrètes. Rosa Park ne s’est pas mise à gesticuler et à se dandiner dans le bus pour obtenir le droit de s’installer où bon lui semblait. Malcolm X lorsqu’il prenait la parole, ne s’est pas mis à chantonner le chant des esclaves. TOI, qui es à fond dedans, arrête de croire que le rap va changer les choses, cela reste un art et de la musique. Lorsque Rohff vend 300 000 albums, tout part dans sa poche. Tu as beau crier comme un dingue durant ses concerts ou en écoutant son CD dans ta Fiat Panda, mon frère, quand tu passeras le palier de ton appartement ou de ta maison, tu seras toujours ch?meur, dans la galère et incompris.
Lorsqu’il y eut les émeutes revendicatrices de 2005, on a vu Joey Starr venir nous apprendre à aller voter. C’était mignon. Mais je me souviens qu’avant que ?a pète, il était surtout visible au c?té de la Jet Set et n’en avait que faire des quartiers populaires. Cela me fait penser à ces artistes de la variet’ qui vivent 364…bon, allez, on va dire 360 jours, 360 jours sans se préoccuper des SDF et des pauvres et qui viennent chanter un soir pour récolter des fonds.
Non et non ! Le changement viendra de la capacité des lascars à se rassembler dans le cadre d’un projet commun, fait de politique et de respect. Alors, au lieu de brasser du vent au-dessus de ton cuir chevelu avec tes mains, baissent les et fais-en quelque chose de concret… Check !
rolex
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